13.7.09

New-York - Paris

C'est cool d'avoir un pote photographe Julien, qui voyage beaucoup, fini par s'installer à New-York et surtout qui accepte de faire le correspondant new-yorkais de l'art urbain, classe ;)



Harlem

Dans les rues de New-York, il y a beaucoup de fresque de ce genre sur les murs des écoles, des commerces ou pour des projets indépendants. Ce n'est pas toujours signé, mais toujours très figuratif et coloré.
Tout ce qui est peinture sauvage est nettoyée automatiquement....


R. Nicholas Kuszyk, un artiste local, Brooklyn, Williamsburg












Collages, dessins, peintures le long d'un immeuble en réfection












Images prises dans un quartier de Brooklyn, collages, pochoirs, graffs, flops, peintures... petit melting pot de l'art urbain new-yorkais.


























Façade et environs de la galerie Secre Project Robot.






















Collage Tian


Merci, on attend d'autres photos ;p
Photos
Julien Publié par Tat

6.7.09

PGC session #1 : on fait le ménage au théâtre de l'Ermitage!

Billet particulier pour une session particulière. Le temps d'un week-end ensoleillé et sacrément physique, le PGC a troqué son appareil photo pour des pelles et des gants!
Le spot de la rue de l'Ermitage, situé sur les hauteurs de Ménilmontant à Paris, est un ancien squat d'artistes anciennement appelé le Théâtre de Fortune. Évacué à grand renfort de CRS et muré depuis 2003, le terrain est petit à petit devenu un spot actif de graff parisien. Pas là où on voit les plus belles pièces de la capitale, mais un endroit chaleureux, où l'on se sent bien et où, en plus, les membres du PGC se son rencontrés en septembre dernier.
La plupart des gens ne connaissent que les murs extérieurs du terrain, ceux qui donnent côté rue. Mais l'intérieur du théâtre, qui nécessite une petite escalade pour y parvenir, est constitué de deux grandes pièces principales peintes de partout et entièrement recouvertes au sol de 40 cm de crasses, de gravas et de bombes usagées.
On s'est motivé, on l'a fait...


(pix et montage by Tat)

Ça c'est le bordel initial !


(pix by Thias)


(pix by Thias)


(pix by Thias)


(pix by Tat)

Pour bien se rendre compte du bordel, petite vidéo :



Alors on s'est mis à ranger,


(pix by Thias)

à pelleter,


(pix 1 by Thias, 2 by Crix)

heureusement à grands coups de renfort bienvenus.


(pix by Crix)

On a dégagé les merdes, les déchets divers, la verrière et les briques de feu-le toit, les tapis ensevelis sous la boue, les bombes rouillées... On a foutu un sacré bordel dans l'écosystème des milles insectes qui trainaient sous nos pieds, mais m2 par m2 on a avancé...


(pix by Thias)


(pix by Thias)


(pix by Tat)

... au fur et à mesure, on sentait qu'on approchait du but.


(pix by Jay)


(pix by Thias)


(pix by Jay)

en en foutant un peu partout dans les petites pièces annexes (nettoyage par le vide),


(pix et montage by Tat)


(pix by Thias)


(pix et montage by Tat)


(pix by Thias)

en découvrant pas mal d'objets insolites comme une console audio, une poussette, une poupée gonflable, et d'autres comme ceux-ci :


(pix et montage by Tat)


(pix by Thias)

On est même tombé sur la pancarte du permis de construire accordé au promoteur immobilier qui devait construire des logements sur le terrain il y a six ans...


(pix by Thias)

Et finalement, on est tombé sur le plancher du théâtre, quasi intact, gros coup de motive, dernière ligne droite, et, au bout de deux jours de ménage, on en a enfin vu le bout. L'Ermit était nickel!


(pix by Thias)

La première pièce sur plancher

(pix by Thias)


(pix by Thias)

La seconde sur béton

(pix by Thias)


(pix by Thias)

Ambiance finale

(pix by Thias)

Pour bien se rendre compte du ménage, petite vidéo :



Heureusement, certaines bonnes âmes nous ont aidé (grand merci à Jay, Ben, Eli et Ali) et d'autres sont venus nous tenir compagnie en peinture. IDAS, DJA'LOOZ, NOUR, KEMA, 36:15, GAÏT et FIRELINE étaient ainsi les premiers à profiter des sols restaurés du lieu.

IDAS

(pix by Thias)

Le Rat Téléon nettoyeur de DJA'LOOZ

(pix by Thias)

NOUR

(pix by Thias)

KEMA

(pix by Thias)

36:15 et FIRELINE

(pix by Thias)

36:15

(pix by Thias)

GAÏT

(pix by Thias)

Pour l'occasion (fin de PGC session oblige), on n'a pas résisté. Avec Tat et Crix, on a pris le rouleau pour poser ce magnifique PGC au mur...


(pix by Thias)


(pix et montage by Tat)


(pix by Thias)

Et comme il restait du blanc, on en a posé un autre tout aussi chiadé au sol.


(pix by Jay)


(pix by Jay)


(pix by Jay)


(pix by Tat)

Au final, on était bine fière que le spot ressemble à ça :


(pix by Thias)

Et on a décompressé devant tant de propreté.


(pix by Thias)

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le PGC porte un blog spécifique sur le théâtre de l'Ermitage : graffalermitage.blogspot.com. Sorte de photo-journal de tous les graffs peints sur ce terrain, vous y retrouverez plus de photos sur les pièces posées lors de la session, et également les nouvelles prods peintes depuis (promis y'a du lourd).
Big up à tous ceux qui ont participé à ce chaud-chaud week-end. Le spot va reprendre ses droits, le bordel va revenir, mais on l'a fait! En espérant que plein de graffeurs kifferont venir ou revenir à l'Ermit'.

Billet by Thias ; pix by Thias, Tat, Crix et Jay
Le blog Graff à l'Ermitage
Le Fotolog d'IDAS
Le Flick de DJA'LOUZ
Le Fotolog de NOUR
Le blog, le Flickr et le Fotolog de 36:15

2.7.09

SURIANII : UN BRESILIEN A PARIS - INTERVIEW

D’où vient ton pseudonyme ?

C'est mon nom de famille. Mes grands parents du côté de mon père ont émigré de la Syrie au Brésil.


Sao Polo (Brésil) - pix Surianii


De quand datent tes premiers collages dans la rue, et où ? Comment t’es venue l’envie de coller ?

Mes premiers collages dans la rue datent de 2002 à Sao Paulo, ma ville natale. En temps qu'étudiant à l'école d'architecture et urbanisme à l'Université de Sao Paulo je réalisais une recherche académique sur l'art public. J'ai lancé un regard sur les monuments, les sculptures et le graffiti. Ma volonté d'action directe en ville m'a poussé à réaliser des collages car il était une manière pratique et pas chère d'intervenir dans l'espace urbain, sans avoir besoin d'autorisation ou d'intermédiaires. La première série c'était des affiches (photomontages et photocopies) qui présentaient comme personnages une famille d'hybrides hommes-caniches. J'ai récupéré des pubs du marché immobilier et j'ai réutilisé les textes et les images pour élaborer les affiches qui critiquaient les transformations du quartier. Le résultat était assez drôle...

Chats de Paris - Pix 1, 2 & 4 Tat, pix 3 Surianii

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Nous avions parlé de toi au début de l’ouverture de ce blog ici et tu nous avais indiqué que les textes écrits étaient de ton amie Marcela Vieira. Les collages que nous voyons en ce moment sont sans texte, pourquoi ?

Londres - pix surianii

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J'étais très content de voir la publication sur le blog ! Les collaborations avec Marcela ont été ponctuelles. Nous avons réalisé cette première série à Belleville en 2008 et on a également collaboré dans une série de collages à la ville de Pau en 2009. Marcela s'inspire des images pour créer les textes qui fonctionnent de manière indépendante par rapport aux peintures, mais en rapport avec celles-ci.


Chats de Paris - chien de Mimi le Clown

On a l’impression que tu aimes faire des séries…gymnastes, danseurs, animaux, créatures hybrides, etc…as-tu le projet de coller d’autres thèmes ?

Oui... je fais des séries. Ca me permet d'explorer les variations d'un thème. Ce qui est constant dans toutes les séries est le thème des animaux et les rapports qu'on a avec eux. Je crois que c'est un thème inépuisable. Avec le développement de la parole et l'écriture on a perdu la capacité de communication avec les autres êtres vivants et on a ignoré toute une partie de notre essence... Oui ! Des nouvelles idées me viennent à chaque jour, j'ai envie de travailler d'autres thèmes comme la musique, les masques, les rituels...

Chats gymnastes - Nuit du Street Art - pix Tat
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Quels sont les artistes (contemporains ou non) qui t’inspirent dans ton travail (tous arts confondus) ?

Je trouve de l'inspiration dans toutes les cultures avec lesquelles je prends contact. J'aime beaucoup ce que nos ancêtres ont produit sur les murs des cavernes, temples et villes en général. Les récits mythiques, les légendes et les contes fantastiques sont aussi une source d'inspiration. L'art populaire et les cultures urbaines contemporaines (skate, street dance, sports, loisirs) et les manifestations folkloriques m'intéressent beaucoup aussi. Je ne pourrais pas nommer des artistes que j'admire car ils sont nombreux. J'apprécie tout ce qui est fait dans la rue, sur les murs, mais aussi la production des peintres, dessinateurs de bande dessinée et des graphistes...

rue des Cascades à Belleville
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Tes lieux de prédilections pour coller ? Pourquoi ?

Je préfère les quartiers populaires ou industriels. Il y a une ambiance plus décontractée et plus de murs disponibles. L'acceptation des collages est plus positive aussi. J'aime beaucoup les murs qui ont une « personnalité » c'est à dire, des éléments comme des fissures, les taches, fenêtres, trous. Ça crée des compositions avec les peintures collées.

Comment tu définirais ta démarche artistique, si tu en as une ? Tu as étudié l’art ?

Je pense que j'ai trouvé dans le collage urbain une manière directe et indépendante d'agir comme artiste et même comme citoyen. C'est ma manière d'interagir avec les villes, ses lieux, ses architectures et ses habitants... En ce moment je fais des études en Arts Plastiques à Paris.
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Nous t’avons vu à l’ouverture de la Galerie Ligne 13 à Paris aux côtés de FKDL, EZP et Mesnager, as-tu d’autres dates d’exposition prévues ? des projets ?

Carnet de croquis, galerie Ligne 13 Pix Tat
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C'était un grand plaisir participer à cette exposition à côté d'artistes pour qui j'ai une grande admiration. Mon projet est de continuer à peindre et coller dans la rue. Les expositions ne sont pas une priorité. J'ai plein d'idées pour la rue, par exemple, j'aimerais bien faire des peintures murales... J'aime beaucoup la collaboration avec d'autres artistes aussi, j'en suis toujours pour l'esprit de collectivité.
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COLLAGES COLLECTIFS

Avec FKDL, David Gouny, Le Chevreuil, Mimi le Clown, Anne Brunet (pix 5 & 6 Tat)
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Faire de l’art de rue d’un côté, exposer en galerie de l’autre, ça ne pose pas de problème au niveau des autorités ? comment gères-tu ces deux univers et d’ailleurs, as-tu déjà eu des soucis avec la police ?

Je n'ai jamais eu de problème avec la police. Une fois à Sao Paulo, une voiture de police nous a interpellé pendant qu'on réalisait une peinture sur un mur, ils nous on fait jeter les bombes sur un terrain vide à côté. Après, quand ils sont partis, nous avons sauté le mur, on a récupéré les bombes et on a continué à peindre... Les collages, je trouve, posent moins de problème que les peintures réalisées directement sur les murs, une fois qu'elles sont facilement enlevables avec un jet d'eau... Je pense que la police a des questions plus graves à résoudre comme la violence urbaine et ils se prennent pas trop la tête avec ceux qui s'occupent de s'exprimer de manière pacifique et respectueuse dans l'espace urbain...

Quelle est ton ambition artistique ? C’est un passe-temps ou voudrais-tu vivre de ton art ?

C'est pas un passe-temps ! C'est ce que j'aime le plus et j'aimerai bien pouvoir faire que ça. Mon ambition est d'avoir les moyens de continuer à faire ce que je fais pendant toute ma vie ! Vivre de l'art, oui mais pas forcément de la vente d'oeuvres... J'aime beaucoup animer des ateliers d'art…

Canakkale (Turquie)- pix Surianii
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As-tu une anecdote marrante à raconter de ta vie de colleur urbain ?

Chaque collage est une aventure. Les rencontres, les collaborations, le contact avec la ville, les gens qui passent, qui viennent me parler... C'est toujours des moments positifs. Une anecdote ? Une fois, j'étais en train de coller dans une ville au sud de Brésil (Porto Alegre) et un mec est venu avec une balai en train de crier et me menacer ! Il était complètement fou. Je suis parti en courant...Autre fois en Turquie, j'avais choisi un bloc de maisons abandonnées pour coller. C'était un endroit avec une énergie très particulière car la population du quartier (d'origine gitane) y réalisait le sacrifice d'animaux. Le lendemain j'ai eu du mal à trouver l'endroit...quand je suis arrivé avec les peintures tout le bloc était en train d'être démoli et tout le paysage avait changé...

Un petit message à faire passer pour tes amis, artistes ou autres, qui suivent ton travail ?

Ça c'est dur... j'aime encourager ceux qui ont envie de réaliser une pratique artistique. Il faut peindre ! Il faut danser ! Il faut chanter ! Il faut jouer ! Il faut écrire ! Il faut photographier ! Il faut créer... Trouver des photos des collages sur le net est très encourageant ! Je considère beaucoup le travail que font les photographes, pour moi ils jouent un rôle important dans la dynamique du street art !
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HOMMES-OISEAUX

Pix 3 Paris-émoi, Pix 4 Tat

Coq vainqueur, coq vaincu (expo Ligne 13)

Istanbul (Turquie) - pix Surianii
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MERCI à Surianii d'avoir répondu à nos questions et prêté ses photos !
(cliquez sur ce lien pour un Flickr encore plus complet).
***
Billet et pix Chrixcel sauf signalées

27.6.09

Balade lekienne au bord du canal

Le long du canal de l'Ourq. De Paris à la banlieue nord. Des promeneurs. Des joggeurs. Quelques canards. Surtout... beaucoup de graffs!
Dont un qui revient tout au long du canal, LEK.



On se balade avec sa trace au fil de l'eau. Parfois de l'autre côté de la rive. Parfois en levant la tête sur les bâtiments environnants. Parfois juste sous le nez.
Inlassablement, LEK a posé des balises et ses tracés le long du cours.

LEK, TCHEKO, FLEO

LEK, FLEO

LEK, FLEO


Sur les friches à l'abandon qui bordent le canal, LEK s'est amusé sur les longueurs et les perspectives...









... et s'est occupé de quelques pièces en intérieur dont cette envoutante Lektrik room...





... ou cette pièce Lekilibr toute en occupation d'espaces faite avec ECHO.



Sa peinture est souvent faite de tracés directs. De lignes qui se cassent les unes les autres. Les éléments de ses trois lettres se décomposent, se cassent et se rencontrent dans un mouvement général perturbant.

FLEO, LEK, ECHO



LEK et ?


Si vous cherchez la voie du LEK, vous savez quelle voix suivre.




Billet et pix by Thias
Le Fotolog de LEK

18.6.09

100 Contests à Cergy : 6ème édition (2009)



La 6ème édition du festival international des cultures urbaines, «100 CONTESTS » s’est tenue du 12 au 14 juin à Cergy-Pontoise. Organisé par Longues Focales et la mairie de Cergy, « 100 CONTESTS », c’est sans conteste un festival riche en partage, un concours sur fond de concerts hip-hop/rock...et sur le plan graffiti, des invités dont le niveau est tel qu’il fut difficile cette année pour le jury de les départager [jury composé notamment de SMO et son compère dont j'ai oublié le blaze (désolée !) qui sont des peintres expérimentés avec 20 ans de graff au compteur]. Chaque équipe-tandem a rivalisé d’adresse et d’originalité pour remporter le concours.


Pix n° 9 Thias, n°10 Photograff92 (merci à lui).
(cliquer sur la mosa pour la voir en mieux)

Pour mémoire, la liste des équipes composées et dans l'ordre de la mosa ci-dessus reprenant les fresques finies : Berns/Jade (DMJC), Opse/Keyone (LCN), Dja'louz/Caligr (2AC), Seyb/Rem (ACC), Astro/Esty (ODV), Bore/Uter (OMT-TER), Meik/Dumè (ELM), Preck/? des N13 (qui ont posé Wewe Wear, une marque de customisation de fringues graff), Raphaël/Esper (HEC), et Pisco/Bwexo (MSK-DGF) qui ont posé "El Cartel".

Berns & Jade (pix Tat)

Ce sont les Péruviens Berns et Jade qui ont remporté la première place du podium, suivis de Kay/Opse et enfin ex-aequo pour la 3ème place Seyb/Rem et Dja’louz/Caligr. Les prix attribués (des sous, des livres et des magazines) ont été décernés par le magazine Graff It, partenaire de l’événement.


Berns & Jade

Le PGC s’est rendu à Cergy dimanche notamment pour soutenir Dja’louz et Caligr, et a eu la bonne surprise d’y trouver Astro et Esty (ODV), prévenus à la dernière minute qu’un panneau les attendait et ainsi sont venus renforcer la liste des 10 équipes participantes au concours à la bombe.


Astro au perso (Myspace + Fotolog) & Esty au lettrage



Dja'louz au perso


(pix Tat)

Dja'louz devant la fresque finie


Raph (ou Rafe) au décor, Esper (Bombing Art + Fatcap) au lettrage

Cette édition bénéficiait d’un encadrement de choc au niveau de la sécurité et de la police, suite à la mauvaise expérience de 2007 qui s’était soldée par des émeutes entre bandes rivales et avait fait des blessés. Pas de débordements cette fois, du beau temps, du monde et une bonne ambiance générale. L’an dernier, le festival avait attiré pas moins de 50000 personnes sur les 3 jours.

Deux agents de police semblent hypnotisés par le dragon de Rem (+ Myspace) sur fond de Seyb (+ Myspace) (pix Tat)


Rem


Pisco ou Bwexo ?


Kay au perso (pix Tat)

D’autres graffeurs que nous connaissons étaient là aussi, Rmax, Twopy et Katre (également TER, ATK, STS, SWC, LCF et OMT), ainsi que Teurk, Sich, Pesca, Erms...

Katre au lettrage apposé sur son propre collage

Fresque "spéciale K", avec au collage et au lettrage Mister Katre et au perso Twopy.

Teurk était si "SERIEUX" quand nous l'avons vu peindre aux côtés de Katre qu'il en a même fait son blaze du jour...

La bande entière (pix Thias) - Taki 183, Rmax/Haribo, Katre, Twopy, Teurk & Sich

Sur les supports dévolus aux graffeurs de passage, Erms a posé une jolie fresque qui n'a pas tenu très longtemps !

*
Outre celles du graffiti, d'autres épreuves étaient à l'honneur et nous vous laissons visiter le site du festival (cliquez sur "100 contests" plus haut) ainsi qu'un article complémentaire sur le blog de Tat afin de les découvrir. Dans l'intervalle, ce billet étant truffé de liens (en bleu) qui mènent notamment aux pages Flickr, Fotolog ou Myspace des artistes présentés ici, nous vous invitons également à cliquer dessus pour connaître plus amplement leurs oeuvres, bien que certains soient déjà des habitués de ce site ! Rendez-vous l'année prochaine...

+ Pool Flickr ODV
+ Site Anartchik

Billet et pix Chrixcel sauf signalées

13.6.09

Jana Und Js, le retour....



On leur disait à bientôt cet automne (clic). Jana & Js reviennent avec (le faux) printemps en tant qu'invités aux "Lézards de la Bièvre".

Jana & Js font partie de la WCA (collectif de pochoiristes) créé par Artiste Ouvrier autour d'une technique et d'une philosophie de la pratique du pochoir.
Js a commencé le pochoir sous le nom de "Is bach" et depuis 2006 travaille avec Jana. Leur principale thématique est celle du regard urbain. Après avoir vécu à Madrid et à Paris, ils vivent maintenant en Autriche.

En balade dans le 5ème arrondissement, nous avons rencontré JS. Passer un moment avec lui, nous a permis de voir l'évolution de son travail et nous a donné envie d'en savoir plus sur ces pochoirs que l'on croise sur les murs parisiens et sur ces artistes partis vivre en Autriche. Nous les remercions d'avoir bien voulu répondre à quelques questions (par mail).

En quelques mots, qui êtes vous ?

Jana est autrichienne, Js est français. Nous nous sommes rencontrés à Madrid il y a un peu plus de cinq ans. Nous faisons des photos, des pochoirs et un peu de sérigraphie.




Jana und Js, prénoms ou noms d'artistes ?

Prénom pour Jana et initiales du prénom pour Js.

Comment en êtes vous venus au pochoir ?

Lorsque nous vivions à Madrid, nous avons tout de suite remarqué pas mal de pochoirs sur les murs. Cette technique est apparue comme étant le moyen d'expressions artistique qui me (Js) convenait parfaitement. j'ai donc commencé très simplement à découper des pochoirs. En venant vivre à Paris j'ai rencontré des pochoiristes dont Artiste-Ouvrier avec qui j'ai développé les techniques de découpe et de peinture. A ce moment là je signais effectivement Is Bach. Cette période reste pour moi celle des premières recherches et des premières tentatives.


Avec Pixal Parazit Pix Francis

Vos pochoirs sont "photographiques", réalisés à partir de vos photos, photographiez-vous en pensant "pochoir" ou le choix du pochoir se fait en fonction de la photo ?

Nous ne nous sommes pas fixés de règle sinon celle de travailler d'après nos photos. Parfois nous photographions en pensant au pochoir, parfois nous regardons nos photos et décidons d'en faire un pochoir.





Dans votre travail, on voit beaucoup de photographes, de décors urbains (immeubles, tours) et d'immeubles en ruines, en friche, comment en êtes vous venus à ces thèmes ?

J.S : En 2006, j'habitais près de la rue de Bagnolet où un parking a été détruit. J'ai pris pas mal de photos et était assez fasciné par ce spectacle de destruction, j'ai fait un pochoir. Le fait de travailler sur des éléments urbains et de les replacer ensuite dans la ville me semblait intéressant.
Jana : Plus tard, j'ai fait un portait de photographe et nous avons peint ce portrait sur fond d'immeubles. En plus d'apporter un coté vivant à notre travail, les portraits de photographes symbolisent le regard, notre regard sur la ville et ses évolutions.




Pix Thias




Comment se fait le choix des couleurs, vous innovez ou vous essayez de tenir compte des couleurs de la photo ?

Les photos sont la base de notre travail, mais nous n'essayons pas de les reproduire à l'identique grâce au pochoir. En général, le choix des couleurs est pensé au moment où nous peignons en essayant plutôt de prendre de la distance avec l'image d'origine et de proposer une version différente à chaque fois.



Quelle est votre démarche artistique ?

Notre démarche s'appuie sur notre vécu, notre expérience. Nous prenons des photos au gré de nos rencontres, de nos voyages, dans notre vie de tous les jours. Nous en faisons des pochoirs avec lesquels nous composons nos peintures. Notre travail repose sur la mise en abîme, le reflet, le regard sur la ville, des gens dans la ville.












Vous avez été très présents au sein de la scène parisienne et êtes partis vivre en Autriche. Quelle est la place et la tolérance du street-art là-bas ? Posez vous vos pochoirs ou collages dans les rues ?

Là où nous vivons (Salzburg) il y a assez peu de place pour le street-art, et à notre sens cette ville offre peu d'intérêt pour y placer notre travail. Pour le moment nous n'avons donc fait que très peu de choses. Vienne est au contraire une ville où le street-art est plus présent avec des acteurs important sur cette scène.






Pix by Francis

Vous faites également de la sérigraphie, qu'est ce que cela vous apporte en plus par rapport aux pochoirs et quel est votre travail sur ce nouveau support ?

La sérigraphie est une technique assez proche de celle du pochoir. Elle permet de faire cependant des séries plus importantes. Pour le moment nous apprenons et découvrons les possibilités qui sont offertes.

Quel est votre support idéal ?

Un mur, une ville. C'est dans le décor urbain que notre travail a le plus de sens.







Une anecdote, un souvenir d'un moment en posant un pochoir dans la rue ?

Nous n'avons pas d'anecdote extraordinaire à raconter. Nous pouvons simplement dire que de nombreux moments où nous intervenons dans la rue sont l'occasion de rencontres, d'échanges positifs ou négatifs mais toujours enrichissants.





En ce moment, vous préparez les "Lézards de la bièvre" à Paris. Pouvez vous nous parlez un peu de ce projet.

Les lézards de la bièvre est une association qui organise les portes ouvertes des ateliers d'artistes des 5ème et 13ème arrondissements et qui rappelle que dans ces quartiers une rivière, la Bièvre, a été enterrée. Depuis neuf ans cette association invite chaque année un artiste pour baliser le parcours en intervenant sur les murs. Miss tic, J. Mesnager, Némo, Moko & Associés, Speedy Graphito, Jef Aérosol, FKDL et Artiste-Ouvrier nous ont précédé. Nous aurons donc peint pendant un mois une trentaine de pièces de la place de Rungis à la Seine.





Pix Tat & Francis












Après les "Lézards", quels sont vos projets, vos envies par rapport à votre travail ?

Nous reviendrons en région parisienne en septembre pour l'exposition Arcité à Fontenay-sous-Bois et à cette occasion nous interviendront également sur les murs de la ville. Pour le reste nous continuerons à prendre des photos et à nous inspirer de nos rencontres dans notre travail.





Quelque chose à ajouter, un p'tit mot, dédicace aux amis ?

Un grand merci à Artiste-Ouvrier, sans qui nous ne serions pas à Paris en ce moment à peindre pour les lézards de la Bièvre. Merci à l'association (et à Maud) qui nous a fait confiance. Une bise à nos amis et nos familles qui nous suivent dans notre progression et aux membres des collectifs WCA (Marybel et 6lex) et ASA (Alba, Dash, Quasikunst et Pihro).
Et merci à vous pour l'intérêt porté à notre travail.






Les lézards de la Bièvre c'est ce w-e, les 13 et 14 juin 2009.. Vous pourrez rencontrer Jana & Js, découvrir au cours du parcours leur univers, et photographier à votre tour ces photographes, ces ambiances. Il est toujours agréable et surprenant de découvrir au coin d'une rue leur Polaroïd, leur peinture. Je vous invite à allez voir ça par vous-même, ce w-e ou lors d'une prochaine balade dans ces quartiers.

Leur site
Flickr Jana
Flickr Js
Flickr WCA
Artiste-ouvrier, le site


Texte, interview et photos par Tat, sauf mentionnées ; Francis & Thias.


8.6.09

Camtar, ô mon camtar


DISCO et ALIAS (Berlin, pix by Thias)

Des camions graffés en veux tu en voilà! Des gros trucks, des petits vans, des couleurs, du chrome, on voit de tout sur les camtars.
Ce support pour graff ambulant est surprenant. Il parait qu'on en voit moins à l'étranger, que la scène parisienne et française serait à la pointe dans ce domaine... Pour preuve :

RISOT et HORFÉ (pix by Crix)


HAZE (pix by Crix)


? (pix by Tat)


NAZ et IDEM (pix by Crix)


Ce sont sur les marchés qu'on les aperçoit en rang d'oignons, garés en 'enfilade' (:-) les uns à la suite des autres. De ce que je sais, le graff sur camion s'est développé avec les writers qui souhaitaient voir leurs pièces voyager avec le support, leur blaze devenant omniprésent dans la ville sans avoir à tagger tous les quartiers. Face à la répression, le support constitue également une alternative, les propriétaires des clés étant parfois demandeur d'une déco, parfois simplement ok pour laisser faire.

Marché quai de l'Oise, Paris 19° (pix by Thias)


1984 et des patates (pix by Thias)


Fruits et légumes, la commande est ciblée parfois (pix by Crix)


ALFE (pix by Thias)


POLKA, SHONE, WEAN... au marché bv de Belleville, Paris 20° (pix by Tat)


JONONE, SENGA (pix by Thias)


PIMAX (pix by Tat)


Si tous les graffeurs ne sont pas nécessairement adeptes de ce mur mobile, il y a en revanche des spécialistes du camtar à Paris, notamment DEKS et SCRED. Petit focus sur ces deux membres du GAP crew qu'on retrouve très fréquemment sur les marchés du nord-est parisien notamment.


















All pix Gap crew by Thias

Comme sur les murs, on trouve de tout sur les camions, autant les amateurs de vandal que ceux qui prennent le temps de composer leur pièce. Et il y en a tellement de ces quatre roues bariolées qu'en voici un package en vrac.


(pix by all PGC, montage by Thias)
big BIG size here

Évidemment, le propriétaire du camion se demande parfois comment éviter le tatouage de son véhicule. Certains ont trouvé la parade...


Publié par Thias
Pix by Crixel, Tat et Thias
D'autres tofs de camions graffés sur les pool Flickr Truck Hunterz, Truck Fetish, Graffiti Van ou encore Paris Graffiti Van